samedi 23 janvier 2010

Ce scientifique est-il astronome ou astrologue?

L'Astronome de Johannes Vermeer, vers 1668, Musée de Louvre, Paris.

Ce scientifique est-il astronome ou astrologue? Vu le sens de la question, il n'y a qu'une solution, et pourtant! Vermeer aime bien jouer sur les mots (voilà que je raconte n'importe quoi!), la preuve, c'est un mec répétitif. Oh, je ne me prends pas pour un quelconque connaisseur de l'art, les spécialistes m'insulteraient, ils m'insultent même déjà, mais ce n'est pas la question. Car qu'est ce que le rôle de notre vie? Les souffrances endurées pour une lutte, Ou la recherche d'une chose et c'est fini! Ouh, si je replace mes propres citations, où l'on va? Ben, justement dans le chemin que Vermeer nous a tracé...

Justement, Vermeer ne se pose pas cette question, elle n'a aucun sens. Même si à l'époque, les choses commençaient à se différencier, on confondait, et peut-être est-ce une erreur, mais je ne juge pas, les deux fonctions. Et ici, même si c'est la même fenêtre que dans toutes ses plus grandes oeuvres, ses plus connues, ses plus contrastées, ses plus j'en passe et des meilleures, l'astronome cherche l'inspiration, donc un astrologue. Il veut organiser un colloque pour la réunion des chercheurs d'illusions dans l'espace sombre et froid qui s'offre à nous.

Et même si vous me dîtes que ce voyage ne se fait pas sans étoiles dans les yeux, je vous dis qu'elles ne réussissent pas à illuminer une vie, la preuve avec la perte de vitesse de la NASA. Et c'est là pourtant, qu'il faudra se réfugier. Alors cet astrologue ou astronome, enfin quoi, un homme, un mortel cherche à trouver une lueur d'espoir, et ce n'est pas par hasard qu'il se tourne vers ce globe, on le verra de plus en plus petitement! Comme quoi, l'art n'est pas une mince affaire, on peut lancer de la peinture avec des brosses à dent, cela ne changera rien à l'acte, comme la poésie, ce n'est que de penser qu'il s'agit!

Et la prochaine fois, si on parlait du vrai art?

dimanche 10 janvier 2010

Comment connaître les secrets de notre corps?

La leçon d'anatomie du docteur Tulp, Rembrandt en 1632 exposé au Mauritshuis à La Haye

Comment connaître les secrets de notre corps? C'est une question que l'on peut se poser. Et Rembrandt, comme de nombreux scientifiques avaient trouvé la solution: autopsier, et non pas disséquer, cela est mal poli, il s'agit d'un humain, certes, un criminel, mais d'un homme. Oh, on ne l'a pas toujours autorisé, d'ailleurs qu'une seule de ces petites fêtes était autorisée par an. Mais bon, de là à en faire un tableau! Bon, dîtes-vous que Rembrandt est le paparazzi de l'époque, car en effet, la photographie n'existait pas encore!

Mais là où l'on touche au génie, c'est bien dans la composition. Certes, l'on peut remarquer sans doute un défaut de musculature par ci, par là, mais ce n'est rien comparé à la magie du clair-obscur, un truc bien à Rembrandt qu'aucun paparazzi anonyme ne peut reproduire. Il faut du génie pour représenter une autopsie comme celle-ci! L'ambiance est pesante, et non pas seulement scientifique, c'est quelque chose d'important que nous l'on montre et l'on fascine pour cette leçon un peu particulière. Et même aujourd'hui, ces leçons sont cachées

Alors, on ne peut s'empêcher de penser au devin qu'est Rembrandt, ou je veux plutôt dire à la parodie de ce tableau d'Uderzo. Ah, la scène est sinistre. On n'aura jamais vu un poisson aussi abject que celui-là, n'en déplaise à Ordralfabétix. Et c'est comme cela que l'art entre dans l'imagination collective. Je ne sais pas si quelqu'un découvrira ce tableau pour la première fois, mais une chose est sûre, il ne l'oubliera pas

Et la prochaine fois, si on parlait du vrai art?

mercredi 16 septembre 2009

La grande question que personne ne se pose...


Les ambassadeurs ou Jean de Dinteville et Georges de Selve en 1553 de Hans Holbein le Jeune, National Gallery, Londres

La grande question que personne ne se pose est qui sont ces personnages? Personnellement, je ne sais pas et c'est les inconnus de la question, du chef d'œuvre et ça, tout le monde s'en fout! Mais ce n'est pas la question, la question, c'est ce que vient faire cette "seiche" au plein milieu du tableau. Et là, on s'interroge! Quelle est cette plume funeste qui jette son œil sur la peinture du jeune Hans, que ces ambassadeurs sont en mauvaise posture!

La posture, la pose, les sciences, et pour les plus observateurs, un crucifix! Et oui, mort et religion se cache de peur de se faire démasquer, mais l'observateur est intelligent, peut-être pas totalement naïf! Et au risque de surprendre ces contemporains, ce jeune peintre immortalise cet instant, du globe, en fait le tour, du temps, le dénie, mais comme je l'ai déjà dit, l'ombre plane, comme une nature morte.

Il ne reste que la musique morte pour sortir du tableau, de cette étrange scène qui traîne dans un musée brumeux de Londres, et c'est vrai que ce vert subsiste dans le smog londonien. L'humanisme résiste fièrement devant la City, mais on se dit que les riches ambassadeurs, sans nous rappeler un certain ministre de la culture, un Mitterand, iraient à ravir dans la villa Médicis, à deux pas du Vatican!

Et la prochaine fois, si on parlait du vrai art?

mercredi 1 juillet 2009

Les tricheurs sont éternels...

Le tricheur à l'as de carreau, de Georges de LA TOUR, vers 1635, (musée du Louvre)

Les tricheurs sont éternels et le resteront pour toujours. Déjà, dans le passé, les techniques étaient au point comme nous le montre de La Tour dans ce tableau. En effet, le joueur de gauche sort malicieusement un as de carreau de son habit, rien ne va plus, il va gagner! Cette scène classique de poker (pour les plus férus du XVIIème siècle, ils jouaient apparemment à la prime) n'a rien d'extraordinaire, scène banale de tricherie. Il suffit de s'approprier l'œuvre et les exemples se suivent aux uns les autres, même aujourd'hui.

Moi, ce tableau me rappelle une partie de poker où les suspicions de triche n'était plus des suspicions. En effet, les jetons volaient de chaise en chaise sans rien que j'obtins (remarquez au passage ce magnifique passé simple du verbe obtenir). Et oui, pendant un instant, j'étais le pigeon de droite. Mais à des moments, nous sommes tricheurs, on ment tous, on bluffe tous un jour à l'autre, alors notre œil se balade de gauche à droite sans savoir où s'arrêter. Vous ne me croyez pas que cette œuvre vieille de plus de 370 ans est toujours aussi actuelle?

Donc l'art, c'est aussi ça, une appropriation de l'œuvre de l'artiste, ses codes ne nous disent plus rien, nous en amenons de nouveaux! Peut importe ce que l'artiste a voulu nous dire, c'est ce que nous ressentons et ce que nous mettons dessus qui est le plus important, à mon avis. Donc l'artiste ne signifie pas grand chose car nous n'avons plus ses repères. Je ne parlerai donc pas de la dramaturgie de ce tableau car ce n'est pas l'essentiel, ni non plus des plaisirs qui y sont décrits.
Mettez-y votre expérience et vos sentiments, et je n'aurai même plus besoin d'écrire ces chroniques, mais bon, je vais continuer quand même!

Et la prochaine fois, si on parlait du vrai art?

lundi 29 juin 2009

Même un imbécile pourrait le faire...

Composition en rouge, jaune et bleue de Piet Mondrian faîte en 1935 (visible à la Tate Gallery)

Même un imbécile pourrait le faire, mais encore faut-il être un imbécile pour dire cela. Car entre nous et cet ordinateur, qui aurait eu l'idée de faire cela? Personne. Oui, effectivement, du blanc, du noir, du rouge, du jaune et du bleu, tout le monde a ça chez soi, une toile, ça peut se trouver. Il suffit aussi d'une règle et savoir peindre un carré sans déborder (oui, je sais, ce n'est pas donné à tout le monde). Donc, encore faut-il le faire et ce néerlandais, se croyant tout permis, nous offre ce tableau à nos frêles yeux, c'est un scandale!

Mais un scandale propre que tout peintre pourrait s'évertuer à chercher. Sous l'apparence d'un dessin fait sur Paint (mais faut-il le rappeler, l'ordinateur n'existait pas à l'époque, le presque monopole de Windows aussi et ce petit logiciel également), ce tableau nous permet de rentrer dans une nouvelle ère. Ce tableau est une oeuvre précurseur! La simplicité avant tout, c'est une grande qualité. Après on peut se demander si on peut y chercher ou y voir un sens. Et ben non!!!
L'art n'a pas de sens. Ou peut-être, je n'en sais rien.

L'épure est la principale qualité de ce tableau et le fait qu'il ne représente rien le classe directement dans la peinture abstraite. Je suis désolé mais moi je peux dire que cela représente quelque chose. Par exemple, ce tableau n'est autre qu'une boîte à lettre japonaise dont le facteur vient récupérer le courrier. Alors est-ce que cela est de l'art? A vous de juger mais moi je dis que l'originalité propre est la composante essentielle de l'art. L'art est nouveau et moi aussi. Alors ne harcelons pas Mondrian au premier regard (la critique bête est si facile) mais observons juste ceci puis ensuite ce qui nous entoure et vous verrez bientôt la vie en rouge, jaune et bleue (et en carré blanc également)!

Et la prochaine fois, si on parlait de vrai art?

samedi 27 juin 2009

Mais à quoi pense-t-il?

Ici, Le Penseur d'Auguste Rodin fait en 1880.

Mais à quoi pense-t-il? Que sa célébrité n'empêche rien à sa réflexion. Il pense depuis presque 130 ans et n'a toujours pas pris de décision. En tout cas, certains ont pris le temps de la caricaturer pendant que celui-ci réfléchissait. Le Chat de Geluck en est un excellent exemple en nous montrant que cette sculpture ne pourrait être qu'un homme attendant sur des toilettes, effectivement, la moquerie était tentante!

Mais à quoi pense-t-il réellement? Qu'il peut traverser les siècles? Pourquoi pas, mais cela ne serait-t-il pas démodé, mal compris par nos générations futures? Franchement, je ne sais pas et c'est sûrement pour cela qu'il réfléchit encore. Il faut dire qu'il en impose, son dilemme doit être malaisé à solutionner. Mais moi, je n'y connais pas grand chose en art, surtout en statue. Mais cette sculpture à réussi à devenir dans l'imaginaire collectif, un symbole de l'art à part entière. Donc l'art n'est-il que les choses les plus connues du public? Ce n'est pas à moi d'en décider, et il le pense aussi ce penseur

Il paraît que son origine remonterait à Dante avec sa Divine comédie. Personnellement, je n'ai pas lu (et je n'y connais aussi rien en littérature!). Et enfin une dernière question, faut-il avoir des connaissances pointues dans la matière pour comprendre l'art? Cette question doit le turlupiner, ce penseur. Même si l'élite peut s'offrir quelques oeuvres, le grand public n'hésite pas à avoir une pauvre reproduction de La Joconde. Bon, on a pas fini de penser!

Et la prochaine fois, si on parlait de vrai art?

vendredi 26 juin 2009

Tout le monde connaît la Joconde...

En haut, L.H.O.O.Q de Marcel Duchamp en 1919 et en bas, La Joconde de Léonard de Vinci en 1506




























Tout le monde connaît la Joconde, célèbre tableau de Léonard de Vinci exposé au Louvre! Qui ne s'est pas étonné de voir ce tout petit tableau trôné devant des centaines de touristes japonais. Je vous l'accorde la caricature est facile. Mais je ne vais pas me lancer dans l'analyse de ce mythe qui est The Mona Lisa (le titre en anglais), ô non, cela a déjà été fait et longuement évoqué.

Je tenais plutôt à parler d'une de ces caricatures, faîte par Marcel Duchamp sur une carte postale la représentant. Comme un enfant, il a rajouté une petite moustache ainsi qu'une barbichette, caricaturant et se moquant ouvertement de ce symbole que l'on considère comme le chef d'oeuvre absolu de la peinture. Et fort de ces petits rajouts, il note au dessous de la reproduction, ces cinq lettres énigmatiques L.H.O.O.Q ( ou pour ceux qui n'aurait pas compris (elle a chaud au cul) il faut surligner entre les parenthèses, c'est un bonus caché)

Alors on peut s'interroger sur ce geste : est-ce une simple blague ou de l'art? A vous d'en décider dans un premier temps. Moi, je pense que cela pose une question sur notre art et ce que l'on considère comme un chef d'oeuvre. Alors oui, Marcel Duchamp, sur ce coup, a du génie car il fallait y penser, oser, avoir ce courage là. Et si un jour vous prend l'envie de rajouter ces lettres sur une carte postale, ce ne sera plus de l'art. L'art, c'est de l'original. Il faut donc du génie.

Et la prochaine fois, si on parlait de vrai art?